Lundi 18 octobre 2010 1 18 /10 /Oct /2010 22:34

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C'est en plein préparatifs de mon voyage au Québec que je reçois un mailing d'Annie Gonzalez de CP productions. Celui ci m'indique la diffusion en avant première du nouveau Pierre Carles dans le cadre du Festival du Nouveau du Cinéma de Montréal (FNC). L'occasion de discuter sur place avec le directeur du Festival, Nicolas Girard Deltruc et son co-fondateur Claude Chamberlan. 

 

UN REGARD SUR LE MONDE

Né en 1971 d'une volonté générale de décloisonner les mouvements artistiques, le Festival du Nouveau Cinéma de Montréal (FNC) semble aujourd'hui conduit par deux impératifs : la diversité et les nouveaux médias. Le premier impératif est de partager le cinéma et la création audiovisuelle sous un jour multiple. Le second doit prendre en compte la transformation des pratiques liées à la technologie. La programmation comprend ainsi près de 300 oeuvres internationales avec du long métrage, du court, des documentaires, des clips, des installations et des rétrospectives. 

Si l'on retrouve des noms déjà bien balisés des festivals comme le cannonisé Weerasethakul (Uncle Boonmee), Kitano (Outrage), JLG (Film Socialisme), Innaritu (Biutiful) ou Arakki (Kaboom), le FNC propose un nombre important de premières oeuvres et sert de vitrine à la production Canadienne/Québecoise. Ainsi que des surprises très diverses comme un court de Jonathan Caouette (All Flowers in time), le dernier documentaire de Frederick Wiseman (Boxing Gym), ou des nouvelles d'Afrique, parmi les nombreuses pistes passionnantes de cette édition.

nicolas-girard-deltrucC'est là le fruit d'un formidable travail de programmation que commente pour nous Nicolas Girard Deltruc (N.G.D.), directeur du festival : "Le travail de sélection se fait sur un an, avec une équipe actuelle de huit personnes, dont certaines sont basées à l'étranger comme Madeleine Molyneaux aux Etats-Unis pour la sélection de longs métrages américains. Dimitri Eipides, co-fondateur du festival avec Claude Chamberlan, dirige également le Festival de Thessaloniki en Grèce et s'occupe de la programmation à Toronto et Reykjavik. Il continue de travailler avec nous et s'occupe plus de la partie Moyen-Orient et des films de l'Est. Philippe Gajan travaille quant à lui sur les courts métrages et le FNC Lab. Nicolas Rousseau sur les nouvelles plateformes, Gabrielle Tougas-Fréchette sur les mélanges musique et cinéma/image, avec un côté expérimental necessitant parfois une exposition spécifique, en collaboration avec Nicolas pour tout ce qui est hors salle. Mon rôle en tant que directeur est plutôt de m'occuper du montage financier et de l'orientation stratégique du festival, tandis que Claude Chamberlan travaille plus sur le contenu, la programmation générale des films". 

Ce dernier me confie, en apparté pour une pause cigarette au dehors d'une pluie battante, avoir fait venir Pierre Carles au festival dès Pas vu pas pris en 1998. "Mais aussi Michael Moore, avant Roger & Moi (qui date de 1989, ndr), lorsqu'il réalisait de petits modules. En 1996 pour Looking for Richard, j'ai fait rencontrer Al Pacino et Robert Lepage ici à Montréal". Son attitude bonhomme prend soudain un ton sérieux. "Pour moi il s'agit de beaucoup plus que de cinéma. Il s'agit de rencontres". On touche peut-être là au moteur de cette diversité, de ce caractère iconoclaste et ouvert sur le monde.
 
Une ouverture facilitée par le statut même de festival. N.G.D : "Il faut savoir que ce statut nous affranchit du visa d'exploitation, ce qui
 nous permet de diffuser de manière plus libre certains films, comme par exemple Dirty Diaries, une compilation d'essais pornographiques tournés par des réalisatrices suédoises ou L.A. Zombie de Bruce Labruce (Hustler White, 1996, ndr). Un festival comme celui ci se doit donc d'être un lieu ouvert à la liberté d'expression. Heureusement puisque les exploitants de salle sont de plus en plus frileux".


Nous abordons alors le cas français du film d'horreur, actuellement désiré à l'étranger mais en butte aux frilosités des exploitants et institutions. Un cinéma de genre qui connait une sélection dédiée 
depuis 2004Temps 0menée par Julien Fonfrède. "On les connait tous, ce sont souvent des co-productions franco-québecoises comme Martyrs (Pascal Laugier, 2008, ndr). Cette année nous diffusons le film Territoires, une autre coproduction franco-canadienne (sous le giron de Capture the Flag, la maison de production de Yannick Dahan, ndr) et l'on remplit les salles. L'année dernière, nous avons eu un autre film, Amer, qui relève peut être de ce type de films de genre susceptible d'être boudé en Europe et en France. Il a reçu ici le prix du public et il a été acheté après le festival." 


Podz

Le FNC sert aussi de vitrine pour le cinéma Québecois et Canadien, sous la sélection Focus. Cette année, le Festival s'ouvre d'ailleurs sur 10 et demie du réalisateur Podz/Daniel Grou (voir photo), un film francophone réaliste sur l'enfance maltraitée, qui semble connaître un accueil enthousiaste de la presse et du public.

N.G.D. : "Nous sommes en relation avec les acheteurs et vendeurs internationaux. La section Canadienne bénéficie de la présence spécifique de différents acheteurs comme Pyramide ou la ville de Goetborg. Dimitri Eipides va voir un film ici et pourra le soumettre à Reyjavik ou Thessaloniki. C'est comme cela qu'on joue. Nous sommes aussi en relation avec Festivalscope, pour diffuser des films portant le "label" du festival. Un label qui permet de faire exister certaines oeuvres, des films qui seront ainsi rendus visibles et potentiellement sélectionnés dans d’autres festivals. Pour ce qui est du cinéma Québecois en France, il y a une ouverture. CRAZY a bien marché en 2005 et lancé la carrière de Marc André Grondin. Cette année Incendie de Denis Villeneuve et Curling de Denis Côté ont tous les deux été achetés pour une exploitation en salles. Quant au prochain Xavier Dolan, il est coproduit par MK2". 

 

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NOUVEAUX MEDIAS, NOUVEAUX PUBLICS

La question du public a pour corollaire la prolifération de nouvelles technologies, ce public "mobile" et volatile pour qui l'expérience cinématographique n'est plus necessairement liée aux salles. 

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N.G.D. : "On s’adresse à tout le monde. Nous avons un public assez fidèle, avec des gens qui viennent des Etats-Unis depuis 20 ans, qui prennent leurs vacances juste pour venir ici, et que l’on connait très bien. Ou des étudiants, dans le cadre d'échanges avec les universités américaines, qui viennent en bus et filment des sujets autour du festival afin de compléter leur cursus. Si une partie du public nous suit depuis longtemps, nous devons faire face à un défi : la salle n'étant plus aujourd'hui le lieu unique et privilégié du cinéma comme autrefois, comment transformer la présentation des films et rendre accessible des œuvres à un jeune public ? Les jeunes aujourd’hui sont tous sur leur Ipod. Qu’est ce qu’on peut faire nous pour rajeunir le public et les faire "consommer" d’avantage de cinéma et d’œuvres indépendantes ?

Pour cette édition 2010, nous avons beaucoup travaillé avec les nouveaux médias : application Iphone, du contenu par blog et videoblog, de la VOD regardables sur téléphone cellulaire. Pour 99 sous en Vidéo à la Demande, on peut regarder une oeuvre comme Petropolis, de Peter Mettler, un moyen métrage coproduit par Greenpeace sur l'impact de l'exploitation du goudron près d'Alberta. Avec un procédé initial proche du travail de Yann Arthus Bertrand sur Vue du ciel et une diffusion en HD, c'est une oeuvre magnifique.

Nous avons également installé, pendant dix jours, un système de visionnage d'extraits, par le biais de SMS, projetés à même les murs de la ville (voir photo). Et c'est un grand succès. Même si ils ne viennent pas voir beaucoup de films, le fait qu'ils utilisent ces voies là, on sait qu’ils ont été en contact avec le cinéma indépendant. Nous avons également une section P'tits loups pour les enfants et nous faisons un camp d’été où l’on fait un film avec les jeunes, on les intéresse ainsi au cinéma".


KING OF DE L'EST de Simon Gaudreau

Les jeunes sont précisément au coeur de ce documentaire que j'ai tenu à voir, quelques jours après l'interview. Il suit le trajet parallèle d'adolescents montréalais en roue libre et d'un rappeur local, C-drick. Ce film m'a fait penser à mon adolescence, quand ma vision du cinéma s'est élargie, notamment au contact du Kids de Larry Clark. 

Un tout petit documentaire donc, réalisé par un jeune artiste multi-disciplinaire, Simon Gaudreau, qui fut visiblement intégré à la programmation à la dernière minute, sur un coup de coeur de Claude Chamberlan. Pas si éloigné d'une version Québecoise d'un épisode de Strip Tease, le film oscille entre le bord de la misère sociale - des blancs pauvres qui se raccrochent à du rap - et l'éclat d'une rime bien balancée. 

"C'était au départ deux projets distincts qui se sont fondus en un lorsque j'ai appris avec étonnement que les jeunes que je suivais connaissaient les tounes ("chansons" de ce côté ci de la francophonie) de C-Drick par coeur" dira le cinéaste après la fin du film, à l'occasion d'un échange soutenu, franc et chaleureux avec le public. 

Au milieu de ce public, venu voir ce tout petit bout de miracle il y avait trois adolescents d'une quinzaine d'années, deux filles et un gars. Des adolescents venus voir d'autres adolescents, réels, tangibles, de leur ville et portés par le regard d'une caméra lucide et sans jugement appuyé. Et je me suis dit que le visionnage de ce film allait peut-être participer à la construction de leur regard, cette école bis fondamentale qu'offre le cinéma. 


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FIN DE CONCESSION de Pierre Carles

La première fois que j'ai entendu le nom de Pierre Carles, c'était à la Sorbonne, en 1999. Un étudiant au look dépenaillé distribuait, devant la statue à Totor, un tract Pas vu pas pris joué au Saint André des Arts place Saint Mich'. Ce n'est que bien plus tard que je découvrais l'oeuvre, lors d'une rencontre avec le public d'Aix-en-Provence en 2003. Je regardais souvent ses films par la suite, effaré par le refus obstiné de la télévision française de diffuser La Sociologie est un sport de combat, réalisé peu avant la disparition de Pierre Bourdieu.

 



"Fin de concession, en voilà un titre intéressant" déclare Arnaud Montebourg, député PS en préambule de son interview pour le film. Le titre fait effectivement référence au sujet annoncé, à savoir la privatisation de TF1 en 1987, les relations entre la chaîne et le pouvoir et sa reconduction d'émission automatique malgré une programmation populiste en déçà des promesses initiales dites du "mieux disant culturel". Une programmation qui aurait entraîné, par effet de ricochet, le déclin éditorial des principales chaînes du service public. 

Le titre joue aussi également sur l'idée de concession, du verbe "concéder", avec la télévision en général, sa frilosité, ses petits arrangements, sa vision du monde étriquée qu'elle tente encore de vendre au public. "Nous faisons des sujets conso" dit à Pierre Carles l'une des têtes d'Envoyé Spécial, magazine habituellement présenté aux téléspectateurs comme le bastion du journalisme d'enquête sur le service public depuis 20 ans. Cette Fin de concession marque aussi une remise en cause plus personnelle. Car le programme annoncé n'aura pas lieu, Fin de concession glissant petit à petit sur un constat autocritique sinon d'échec au travers :

 

- d'interviews refusées, Jacques Chancel étant toujours en partance pour les Pyrénées. Son professionalisme avait pourtant marqué Pas vu pas pris ;

 - de rendez-vous ratés, avec le "Diner du siècle" notamment, occasion qui sera finalement ajoutée dans une version ultérieure du film, cf. la vidéo en fin d'article ;  

- de rendez-vous biaisés, le travail de notre zorro étant aujour'dhui connu pour ne pas dire reconnu, installant ainsi un climat de sympathie, biais annoncé par Jacques Chancel himself... dans Pas vu pas pris.

On frôle régulièrement le surplace, avec des réunions de crise de l'équipe dignes de la COGIP, on se demande si Choulet de la compta et Ménard des RH ne vont pas débarquer. 

Ce côté "in the making" doublé du récit d'une semi déconfiture, ne cherche pas à cacher les obstacles. Que peut-on dire là dessus ? Et bien on peut dire que ce n'est pas nouveau chez Pierre Carles. C'est même une signature chez lui. Et là je pense à l'un des points les plus joyeusement discutables de son oeuvre, avec sa façon de terminer Enfin pris sur une séance de vraie-fausse psychanalyse, discutant ses motivations de pourfendeur des médias à vent.

C'était là un acte de foi mêlant humour et sérieux, évoquant l'idéologie très 68 de "l'imagination (et le rire) au pouvoir". Un geste perçu comme un manque d'éthique et de professionalisme, alors que c'était plutôt courageux de tenter le rire pour se mettre au final en question, critiquant ainsi des médias ne le faisant jamais.         

Cette signature périphérique devient ici le centre, le coeur du film, et l'entreprise "pédagogique" de rappel de ses travaux précédents se transforme aussi en bilan pur et simple d'un monde en train de disparaître. Et Carles n'est pas étranger à ce phénomène, qu'il montre un échange peu flatteur pour lui auprès d'un Etienne Mougeotte affaibli ou qu'il se serve des sondages sur la fuite d'audience au profit du web comme cacaouette pour amadouer Charles Villeneuve. A un autre moment, il filme des os de dinosaures que l'on fait sortir du musée. Si ce monde connaît de profondes transformations, qu'en est-il de la place de Pierre Carles et donc, de la critique des médias ? 

Dans l'attitude d'Audrey Pulvar au téléphone, d'Elise Lucet ou même de Jean-Marie Cavada, qui en 1996 sur le plateau de feu Arrêt sur images se comportait étrangement vis à vis de Bourdieu, lui faisant des compliments pour mieux lui couper la parole, on comprend que le travail du trublion est devenu une référence pour les journalistes. "Je suis devenu une petite institution que l'on visite" dit-il. Pourquoi ? Parce que la ténacité de son travail à occupé une place vacante, aujourd'hui reconnue et quasiment obligatoire pour qui veut se lancer dans le journalisme et les médias. 

Du naïf et joyeux "j'ai niqué la TV" des débuts au constat plutôt clairvoyant d'un modèle ou d'une génération en train de disparaitre et de laisser place à autre chose, de l'eau a coulé sous les ponts. Si Pierre Carles professe encore le pouvoir trop grand de la télé, nous rappelant que c'est elle qui a vendu Nicolas Sarkozy aux Français et qu'elle était sur le point de faire de même avec DSK, on ne cesse de lire ça et là que ce pouvoir s'effrite au profit du web. 

Alors pourquoi aller voir Fin de concession si le sujet TF1 n'est qu'effleuré ? Parce que ce côté de "film en cours" est passionnant, même si constat d'un échec ou d'une crise. Parce que le travail de défrichage et montage des archives est épatant, avec de nombreuses pépites comme cet échange incroyable entre Gaston Deferre et Jean-Pierre Elkabach, ou la présence de Nicolas Sarkozy, invité sur le plateau du 20h de TF1 en 1992, lorsque la chaîne se voit mise à l'amende par le CSA.

Au delà de ce travail à la vivacité remarquable, on note encore et toujours cette faculté de créer et proposer de "nouvelles images d'archives", clairvoyantes pour les générations à venir. Au hasard le duo féminin d'Envoyé Spécial posant comme des pin ups de PrisunicOu ce gag imprévu que l'on doit à l'inénarrable Charles Villeneuve au top de sa forme lorsque, pendant l'interview, son téléphone portable fait jaillir la musique du Parrain. Charles Villeneuve que je vis déambuler dans les couloirs de la chaîne, lors d'un stage à TF1, les mains dans les poches en sifflotant la Mer de Trenet, alors qu'il était mis en cause par le CSA pour un bidonnage. 

 

 

Et parce que France Télévisions/2, au travers de David Pujadas, en prend pour son grade. Parce qu'il n'arrive pas à tenir son sujet -dans la conférence ci dessous il dit que c'était trop facile d'aller taper sur Pernaud ou qu'il était finalement sur le point de se photocopier lui même- Pierre Carles s'oriente alors sur un Pujadas présenté comme un transfuge de LCI ayant participé au dévoiement de la mission de service public sur France Télévisions.

Il avait d'ailleurs été filmé peu après son "transfert" par les équipes de + Clair... le 11 septembre 2001, montrant fièrement son badge à la caméra, comme un cowboy de l'info, lâchant ensuite un prodigieux "ouah génial" devant les premières images de la catastrophe. On aurait dit Max Renn découvrant Videodrome sur un petit poste de télévision : "Mmm super qu'allons nous en faire, à qui allons nous vendre ça mmm". Après avoir considéré ces images avec condescendance, tout comme son double de fiction, il sera bien obligé de les prendre au sérieux... et finira avalé par elles. Son discours et celui de ses collègues ne dépassa pas ce jour là le niveau de la blague "Et paf le chien", totalement phagocytés par le piège d'un dispositif dont ils se croyaient les maitres et qu'au grand jamais ils n'auraient pris le temps d'expliquer au public, ni avant, ni pendant, ni après la catastrophe. 

Doit-on donc s'étonner de voir Pierre Carles s'attaquer aujourd'hui à cette figure ultravisible du journalisme de masse, perçue comme respectable par une très grande partie de la population, exposant un témoignage récent pour ArteDavid Pujadas déclarait que l'information du côté des plus faibles était une dérive ? Doit on s'étonner qu'en 2010, au moment où le pays est rongé par la précarité, la montée en flèche du communautarisme et une jeunesse préoccupée par le paraître, il se montre aussi compatissant avec les "journées éreintantes" du Président, au point d'être déclaré incompétent par un syndicat de sa propre chaîne ?

En fin de parcours, en fin de concession, en fin de film, Pierre Carles suit les conseils de Jean-Luc Mélanchon et décide une fois de plus, comme dans Enfin pris, de rompre pour de bon avec l'éthique dont se prévalent souvent ses interlocuteurs, et s'en va bomber le scooter du playmobile à mémères.

Voir ce dernier rebrousser chemin, retenu dans un sas de la chaîne comme un premier de la classe à qui l'on aurait fait des misères et le voir repartir sur son petit scooter doré, voilà un nouvel instant INA qui ne manquera pas d'éclairer les esprits de nos enfants.  


EPILOGUE 

Voici une conférence à la diffusion très récente que j'ai pu trouver sur Dailymotion, ayant pris place dans le cadre du Festival ATTACplusieurs mois après la rédaction de cet article. Pierre Carles revient sur l'échec relatif du programme annoncé, qu'il décrit ici comme un exercice positif et développe sa vision d'une télévision encore prescriptrice.  

 

Sylvain Thuret
de Montréal, octobre 2010.
EDIT : mai 2011.
Merci à Marcella dont l'accueil a rendu cette rencontre possible !
Merci à Monsieur Girard Deltruc et Monsieur Chamberlan d'avoir accepté ma requête. 

 

CREDITS PHOTOS ET VIDEOS

Photo Nicolas Girard Deltruc
http://www.culturemontreal.ca/fr/organisation/vie-democratique/

Photo 10 1/2
http://blogues.cyberpresse.ca/moncinema/lussier/2010/05/07/le-10-12-de-podz-prometteur/

Photo programme
< S.T. 

Photo bande annonce murale
< agence Gunther Gumper pour le FNC

Bande annonce King of the l'Est
http://simongaudreau.blogspot.com/p/king-of-lest.html

Extraits Fin de Concession
http://www.dailymotion.com/video/xfeis1_arnaud-montebourg-et-nicolas-sarkozy-fin-de-concession_news

http://www.dailymotion.com/video/xfeiv9_david-pujadas-en-colere-extrait-fin-de-concession_news#from=embediframe&start=0

Conférence avec Pierre Carles
http://www.dailymotion.com/video/xi1l7z_fin-de-concession-par-pierre-carles_shortfilms

 

SOURCES

Site officiel du Festival du Nouveau Cinéma de Montréal :
http://www.nouveaucinema.ca/

Les dix commandements de Claude Chamberlan, article Cyberpresse.ca du 9 octobre 2010 :
http://moncinema.cyberpresse.ca/nouvelles-et-critiques/chroniqueurs/chronique/12831-les-dix-commandements-de-claude-chamberlan.html 

Le Journal commence à 20h (2000) &
Poison d'avril (2006) de William Karel.



 

Par Sylvain Thuret - Publié dans : Cinéma
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