Dimanche 15 novembre 2009
http://www.leonardcohensite.com/sylvain.php

Cela fait des années que Patrice Clos, webmaster du site francophone le plus important à ce jour consacré au dry commandeur, travaille et bricole sans relâche, after hours sur cet espace de partage et de découverte autour de l'auteur. 
Pendant des années, certains livres de Cohen ne furent pas réedités. Aussi la naissance de ce site dès 1998, soit l'aube d'internet en France, était purement providentiel. Il ne faut pas sous estimer ce qu'un tel effort représente pour la carrière de cet auteur qui s'est toujours présenté comme un compagnon de ses auditeurs. Ce site a effectivement crée du lien en plein désert. 
J'avais puisé dans son antre pour mon mémoire de Lettres en Sorbonne, consacré au Canadien en 2002. Après avoir loupé la participation au glorieux hommage visuel d'Olivier Mory, cadeau des french fans donné en mains propres à notre uber chouchou, je suis très fier aujourd'hui que mes textes consacrés à ce grand bonhomme trouvent un écho auprès de cette communauté.

A très bientôt pour de nouvelles aventures folkloriques. 

Sylvain Thuret 


 
Par Sylvain Thuret - Publié dans : Littérature pop, fiction
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Mercredi 11 novembre 2009


La nouvelle promesse de Platinum Games vient de sortir au Japon. Dans l'attente d'une sortie française prévue en janvier 2010, les premiers retours compatriotes du Moggy Aspi Show et de Gameblog parlent, je cite, d'une "tuerie monumentale". Si la concurrence occidentale, God of War 3 et Dante's Inferno en tête, n'a qu'à bien se tenir, Bayonetta pourrait bien être le salut du jeu vidéo made in Tokyo


Nippon ni mauvais : la Wii en trompe l'oeil
Malgré le succès mondial retentissant de la Wii, le jeu vidéo japonais est bel et bien en perte de vitesse créative et technologique. 2007 et 2008 ont été des années difficiles a négocier : le RPG, genre roi du Japon, a connu une série de demi fours successifs (Infinite Undiscovery, Last Remnant, Star Ocean 4), loin du rayonnement d'antan). La série sportive phare PES s'est enlisée année après année face à un Fifa surprenant de réactivité. Quant aux prochaines itérations des sagas Final Fantasy et Gran Turismo, leur reports successifs est un indicateur supplémentaire d'un passage à l'ère HD qui ne se fait pas sans douleur. Le retard technologique pris par le Japon, qui laisse perplexe au pays de l'électronique, s'accompagne d'une prise de conscience tardive : la reconnaissance finale d'un marché mondial, hors frontière. Un public qu'il faut désormais apprivoiser, apprendre à connaître. Si pendant des années les joueurs ont pesté contre les décisions de ne pas sortir des chefs d'oeuvre tels que Chrono Trigger en Europe, on constate aujourd'hui que la sortie d'un jeu "typique" et puissant comme Okami ne soulève pas vraiment "le grand public". Le marché à changé d'échelle, ce qui implique des attentes et des codes culturels qui divergent d'un continent à l'autre. Le Japon doit aujourd'hui se faire plus humble pour mieux connaître ce marché. Hors cette période d'ouverture et de trial and error se fait au moment où l'occident flirte constament avec l'excellence et ce dans tous les domaines.

C'est l'arrivée, en 2001, du géant américain Microsoft sur le hardware console, qui a remis en cause les vieux paradigmes Japan wars only (Sega Vs Nintendo Vs Nec, puis Nintendo Vs Sony). Les coups d'éclats successifs portés par les USA avec des titres comme God of War, God of War 2 sur une PS2 pourtant en fin de carrière, et surtout Gears of War 1/2 sur la nouvelle 360, ont acculé le Japon à reconnaître le talent occidental ainsi que leur propre retard. Forza Motorsport fait aujourd'hui la nique à Gran Turismo, niveau RPG Bioware a réussi la transition PC - consoles avec la sortie de titres incontournables comme Knights of the Old Republic et Mass Effect. Ubisoft est devenu un key player en s'installant notamment à Montréal et ce juste derrière Electronic Arts qui a décidé de sortir du mode photocopieuse pour donner un bon coup de boost à son FIFA et se lancer en 2008 dans de nouvelles franchises, en portant avec maestria l'incroyable recette de Resident Evil 4 à l'ère HD avec Dead Space
  
Ainsi Nintendo, qui d'un point de vue commercial a largement dominé ces dernières années, a cependant déclaré il y a quelques jours dans la bouche de Satoru Iwata, "avoir échoué" sur le plan créatif, conscient que leur incroyable succès axé joueurs occasionnels pourrait être une erreur sur le long terme, face à la montée en puissance des Uncharted 2 et autres Batman, qui se ramassent à la pelle. Les rumeurs vont d'ailleurs bon train concernant une Wii HD de plus en plus imminente, boostée au Blue ray.             

Capcom et la crise 
Aux avants poste de la lutte HD, on a bien senti que les efforts faits par Capcom n'ont pas été sans sueur, avec la production longue de titres à la limite du pari : 

Lost Planet : il a été dit que le jeu avait été pensé pour le marché américain. 
 
- Devil May Cry 4 : l'objectif, répondre à God of War 2

- Street Fighter 4 : en dehors du Japon, l'occident se préoccupait-il toujours de jeux de baston, sur un plan 2D ? Apparement oui puisque le jeu a visiblement remporté un franc succès. Mais faire un Street Fighter, en 2008, à l'ère HD, tout en plaisant aux vieux de la vieille, c'était clairement une mission casse gueule.

- Resident Evil 5 : confié a une équipe de scribes obligés de recopier les saintes écritures de l'épisode 4, ils avaient pour obligation de proposer un hit instantané, alors même que ce dernier avait connu un succès tardif au travers de plusieurs rééditions post Gamecube, sur PS2 et la Wii. Si ce 5e épisode propose une partie audiovisuelle au niveau de l'occident... il est totalement plombé par un maniement rigide et dépassé, l'équipe étant restée totalement sourde et aveugle aux dernières avancées de Gears of War, Dead Space et Uncharted, qui permettent au joueur de viser et tirer tout en se déplaçant. Sans compter l'implémentation de possibilités multijoueurs cohérentes (Gears of War, Uncharted 2). Cet épisode portait beaucoup d'espoir et si le jeu s'est beaucoup mieux vendu que son illustre ainé, il a laissé une trace de souffre auprès des fans de Resident Evil 4 et de sa suite officieuse Dead Space. Sans parler de la "bourde africaine", nouvelle preuve que le Japon et le reste du monde, et bah c'est pas encore tout à fait ça. 
 
Dans son édition de décembre 2009, le magazine Edge consacre plusieurs pages intéressantes au TGS. Capcom y est désigné comme étant "le fer de lance du jeu vidéo HD à l'international". Cette position assez confortable ne semble pas pour autant réjouir Keiji Inafune, producteur en chef de la présente écurie. Très pessimiste sur la situation du jeu vidéo japonais, il déclare que "Japan is over, we're done, our industry is finished". Des propos que l'on peut rapprocher de ceux de Nintendo. La difficulté, voire l'impasse, est bien réelle. D'un côté l'argent de Big N engendré avec du "low tech", de l'autre des studios bien embêtés de s'adresser désormais à un public mondial, aux gouts difficiles à cerner et pris dans les filets de l'approche casual de Nintendo

 

De Clover à Platinum games : des gars bourrés de talon
Devil May Cry 4, Resident Evil 5... mais où sont donc passés les auteurs responsables des jeux originaux ? Ils ont quitté Capcom. La raison ? L'insuccès de la Gamecube. Après le démentèlement de Clover Studios et des déceptions commerciales du côté de Shinji Mikami, ce petit groupe s'est réuni au sein d'un tout nouveau studio d'abord nommé Seeds puis Platinum Games. Cette équipe est responsable des jeux les plus importants de cette première partie de la décennie, oeuvrant dans des genres aussi divers que l'enchantement absolu avec Okami, le brawler hardcore avec God Hand, le platformer FTL Viewtiful Joe, le survivor action avec Devil May Cry, et la fin de Hollywood avec Resident Evil 4... Le point commun de tous ces efforts ?  Tout remettre à plat et proposer de nouveaux horizons en mettant à jour les vieilles recettes. Cette attitude jusqu'auboutiste de paria "no surrender", on la retrouve dans le jeu le plus risqué de cette période créatrice, Killer 7. Et ces gens là nous ont offert les jeux les plus ambitieux... sur la console la plus conservatrice, autocentrée dans ses jolis enfantillages. En dehors de la critique et des joueurs initiés, une bonne partie de ces titres fut tout simplement ignorée du grand public lors de leur sortie. Après la fermeture du studio Clover, fonder un tel club des meilleurs des meilleurs est une réaction ad hoc avec leur jeux : "On ne baissera pas les bras. Mieux, on va botter des culs". 


 
Le premier nom retenu, Seeds, illustrait parfaitement l'espoir que l'on avait en eux : remettre le jeu vidéo japonais au firmament artistique et commercial, avec une philosophie opposée à la direction casual prise par Nintendo avec la Wii. Si leur premier titre, Madworld, est bel et bien sorti sur la Wii dans un schéma proche de la période Gamecube - grand jeu, plateforme inadaptée en terme de cible, indifférence de Nintendo, critique au garde à vous et résultat similaire en terme de ventes - c'était avant tout il me semble un gallop d'essai. Produire le meilleur jeu possible sur une console accessible en terme de cout et de technologie et qui se trouve cruellement en manque de vrais jeux. Pour autant, l'équipe n'avait pas envie d'en rester là. Malgré des ventes décevantes (je n'étais pas loin de l'apoplexie quand j'ai appris cela), Platinum a toujours le soutien de son éditeur Sega, lui même en quête d'un second souffle identitaire après la mort de la Dreamcast, le sabordage de la mascotte Sonic et la décision de laisser Yu Suzuki se perdre dans la nature. Et très rapidement, l'annonce est bientôt faite d'un titre AAA à destination des consoles HD, avec Hideki Kamiya aux commandes, ayant pour mission de renvoyer les séquelles de Devil May Cry et autres God of War au bac à sable. Simple bravade, mission KamiYakaze ou dernière tentative solide mais risquée de renverser la vapeur ? Le fait est que moins d'un an après la sortie de Madworld, Bayonetta est disponible au Japon. Après la réussite commerciale mais illégitime de RE5 chez Capcom (largement due aux cendres encore chaudes laissées par le 4), un nouveau challenger semblait vouloir monter sur le ring "next gen".
 

T'as de beaux cheveux tu sais
 
Les déclarations du type "on va tout déchirer" en amont de la sortie d'un produit, les joueurs connaissent bien. Que le produit final soit à la hauteur promise et qu'il connaisse les honneurs du public, c'est autre chose. Pour être franc, Bayonetta, je n'osais pas trop y croire, même si je suivais ça avec un intérêt grandissant. Le look and feel s'annonçait encore plus excentrique que celui d'Otogi, les ambitions s'affichaient démesurée pour une poignée d'artisans, l'écart entre l'annonce et la sortie semble incroyablement faible au regard de de la norme... Un second plantage, HD cette fois, pour Platinum games, aurait des répercussions réelles sur l'industrie nippone. Il y aurait forcément un mécompte quelque part, quid au niveau technique, quid au niveau de l'intérêt, quid au niveau des ventes...  


Le jeu est sorti il y a une dizaine de jours au pays du pixel levant. Heureuse nouvelle ! Famitsu lui donne la note ultime et dans la foulée se classe premier des ventes. Les français qui s'y sont essayé parlent tous d'une énorme surprise. L'exécution technique et la maniabilité sont annoncées comme bluffantes. Rewind : au Festival du jeu vidéo Porte de Versailles en septembre, du monde s'attroupe devant le jeu, dont deux jeunes femmes au look agréable d'étudiantes en lettres, qui se demandent en coeur "Ca sort quand ça, bientôt ?". Et moi de répondre, avec un soupir, "en janvier Madame, en janvier !" Un soupir car une bataille à l'écran montrait un ennemi à l'échelle encore plus imposante que le colosse du premier niveau de God of War 2... sans aucun ralentissement à l'horizon. Les tricks hardcore de l'héroine ne semblent pas repousser le public, loin de là. C'est peut-être ce mélange de touche féminine débridée, de démesure et d'exécution sans faille qui semble susciter autant d'intérêt auprès des joueurs... et des joueuses ! 

La publicité japonaise parle de "non stop climax action", qui était déjà un peu le régime en surchauffe continue de Resident Evil 4. On balance un truc énorme, qui claque sur le siège, et on enchaine sur un truc encore plus énorme. Tout le temps. Bayonetta m'a imémdiatement fait cette impression là. Accompagné par les sorties très attendues de FF13 et Gran Turismo en mars, ce pourrait bien être là un tournant pour une industrie qui montre des signes de faiblesse. Qu'ils reviennent pour de bon dans la course... et pas seulement sur une balance !   


                                                                                                                                         
Haïku d'hiver
 
Janvier, il fait froid
Janvier Bayonetta
Dehors, la lune écarlate.
-----------------------
January, be still
January, with your long dark hair
Outside, the moon lights a red glow.  




Platinum games : 

Platinum Games signe avec Sega :
Bayonetta - Le test import du Moggy Aspi Show :

Bayonetta - Girl on Fire :
Edge 203, juillet 2009, P.52-57

Bayonetta - Impressions de l'équipe de Gameblog : 
Le TGS 2009, reflet d'une industrie morose :
Edge 208, décembre 2009, P.32-52.
 

FF13 et l'envoyé occidental de Square. "La date de sortie chez les blancs ? Ils ne me l'ont pas dit, mais dès qu'ils le font, je ressors du chapeau" :  


Par Sylvain Thuret - Publié dans : Gaming
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Samedi 7 novembre 2009
La date officielle du nouveau bébé d'Infinity ward est fixée le 10 novembre en France, c'est à dire mardi. Cependant un Micromania d'Aix-en-Provence le vend dès aujourd'hui. Et visiblement, les clients sont présents. 




Prise de température auprès d'un vendeur du magasin, arborant un T shirt aux couleurs du jeu : 
  
"Nous avions l'interdiction formelle de la direction de ne pas vendre le jeu. Je pourrais être viré si je le faisais, Activision fait des contrôles. Mais un petit magasin indépendant d'Aix en a vendu ce matin et nous avons reçu le feu vert d'en haut pour le vendre dès aujourd'hui, et là je n'arrête pas. 

Il n'est pas rare qu'un magasin vende un jeu à la toute veille de son lancement. Moi même j'avais pu en bénéficier lors de la sortie de Shadow of the Colossus en 2005. Il est plus rare cependant que cela se produise quatre jours avant la date prévue. Il est vrai que l'attente est énorme autour de ce titre, qui ne semble pas du tout être gêné par la sortie simultanée d'une foultitude d'autres hits comme Uncharted 2FifaPES, Batman ou Brutal Legend

- Et vous en avez vendu combien là ? 
- Attendez -il consulte un bout de papier griffoné- 15 en 5 minutes". 

15 en 5 minutes : le premier Moder Warfare s'est vendu à plus de 13 millions d'exemplaires dans le monde. Il avait beaucoup impressionné en 2007, notamment avec sa mise en scène hollywoodienne from start to finish. Increvable, son prix neuf ou d'occasion est toujours singulièrement élevé, preuve de son incroyable longévité auprès des joueurs.

With all systems red, Modern Warfare 2 devrait crever tous les plafonds. 

Par Sylvain Thuret - Publié dans : Gaming
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Jeudi 5 novembre 2009


Cet été au boulot, une réceptionniste d'un hôtel de Deauville me rancardait sur les films du Festival Américain. Le premier sur sa hot list
Like Dandelion Dust et le second, 500 days of summer. J'ai enfin pu voir ce dernier. Et non je n'ai pas pris son téléphone. 

A boy meets a girl
Il est amoureux. Elle veut bien mais bon faut pas pousser non plus. C'et là le pitch de 500 days of summer, nouvelle entrée dans le top des "films US indépendants", dont le plus récente déclinaison sous forme de vague pop douce amère est née de la montée de Miramax, de la chute des tours et d'une certaine usure du modèle nineties Meg Ryan meets Tom Hanks. Par indépendant, il faut donc comprendre crowd pleaser amélioré (Little Miss Sunshine, Sunshine Cleaning, Juno, Appatow et consorts) et produit au sein d'une succursale de major (ici Fox Searchlight). Il en résulte un film moins con con que la moyenne et qui s'adresse à une génération à laquelle il serait suicidaire de vendre du Nora Ephron

On a donc là un petit film propre sur lui, totalement WASP, un peu voire carrément bobo (on peut même y entendre notre Carla Bruni nationale) MAIS qui propose une radiographie intéressante du couple et des attentes d'un homme un peu moins con con que la moyenne, qui espère the one it is pour vraiment se réaliser. Et qui se rend compte, forcément, que ça ne se passe pas vraiment comme ça dans la réalité.

Flop music
Dire que notre tandem est charmant - lui en bobo propret à la limite du métrosexuel, elle qui illumine l'écran avec son look aussi neat que désuet - et que leur alchimie est épatante serait un doux euphémisme. Et que penser des t-shirts London Calling et autre Joy Division, du passage Expectations versus Reality qui fait déjà date, d'un Here comes your man et Sugar Town balancés comme si c'était là la seule vraie musique, d'une allégeance à Bruce SpingsteenBelle & Sebastian et des Smiths en sauveurs de la musique d'ascenseur ? Lors des premières notes de Bookends, j'ai fondu sur place. Le film est construit comme la playlist d'un ipod jouée en mode shuffle et les souvenirs se roulent à la pelle, mêle. Attention cependant : comme le rappelle d'entrée de jeu la fine frangine du joli Monsieur, ce n'est pas parce qu'on partage les mêmes gouts musicaux que l'on est fait l'un pour l'autre. Mais nous avons là deux spécimens qui se font un devoir de développer leur gout et leur rapport au monde, sans pour autant chopper le melon. Et ça mes enfants, dans un environnement en voie de Dolce Gabbanisation, où tout le monde cite les mêmes références pour rentrer dans le moule effrayant de la médiocrité nullissime ("huge sunsglasses, who okayed that ?"), et bien tout cela pourrait presque passer pour un acte de résistance.

Pour conclure 
Je résiste tant bien que mal à la force centripette de vous mettre des extraits glanés sur Youtube. Les deux lignes sur The boy with the Arab Strap sont tellement inhabituelles et fines que j'en ai été sonné. Afin de ne pas vous couper le chic, voici deux à côté farfelus réalisés pour la promotion du film : 




Si vous avez aimé Eternal Sunshine, si les Pixies ou les Smiths font partie de vos groupes préférés, si votre dernière copine vous a largué alors que vous étiez prêt à passer la cinquième, si vous pensez qu'être un homme rime avec autre chose que boire des binouses devant TF1 et que vous avez passé votre adolescence à écouter du Nick Drake tout en mettant la femme sur un piédestal avec pertes et fracas, ce film est fait pour vous.

Les gonzesses peuvent garder leur
Sex and the city, leur abominable Marc Levy et autre John Gray. Les hommes ont désormais leur manuel de survie ad hoc à l'égard des désillusions en tout genre. Marc Webb, vous êtes désormais dans mon colimateur.  

Like Dandelion Dust, here I come. 

 
Par Sylvain Thuret - Publié dans : Cinéma
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Mardi 3 novembre 2009


Vous aimez le cinéma, la musique et les jeux vidéo et vous n'avez pas envie de choisir ? Vous êtes ici chez vous. Surtout quand il faut apprécier la place de plus en plus importante de la musique dite "licensed" au sein des jeux et son impact sur le spectacle en jeu. Voici quelques étapes significatives. 

In the beginning (ou presque) 
Amigos, voici l'un des joyaux épitomiques de l'ère Amiga

 



Nous sommes au début des années 90 et les Bitmap Brothers ne sont pas là pour rigoler. Le nez parfaitement dedans, ils digitalisent un remix du groupe Bomb the Bass, gros succès in the UK, basé sur un air tranchant de John Carpenter. L'assaut est frontal. C'est hip, c'est chic et _a se joue totalement under the radar en dehors des médias spé. Il y a là du pif et de l'attitude à revendre, à tel point que 20 ans après ça fonctionne encore. Cependant, la musique reste cantonnée au screen title. Mais qu'à cela ne tienne. 

Wipeout : licensed to thrill
Quand Sony se lance dans la course vidéoludique, ils ne rigolent pas non plus. Souhaitant faire passer le jeu vidéo à l'age adulte et supra HIFI, ils misent sur le design et le son, avec Wipeout pour rampe de lancement. Et qui se trouve derrière Wipeout ? Psygnosis, les dieux de l'ère Amiga avec les Bitmap. Tout aussi anglais qu'eux, ils décident de mettre à contribution la fine fleur de la scène musicale électronique du moment. Soit l'étape suivante après Bomb the bass (nous sommes en 95). Du nez, encore du nez. Moi qui n'ai jamais vraiment apprécié la musique technoidale, j'entre totalement dans ce monde pré Rez fait de vitesse, de couleurs et de sons. Cette fois il ne s'agit plus de morceaux digitalisés sous la contrainte technique. Là on passe pour de bon à mach 3 avec de vrais artistes qui donnent de vrais morceaux pour proposer une expérience audiovisuelle globale extatique. En France, je maintiens que ce jeu et sa suite ont lancé Prodigy et la musique électronique au niveau grand public. En l'espace de deux ans, avant même la diffusion de leurs clips, le groupe était déjà est devenu household grâce à l'utilisation de Firestarter dans Wipeout 2097.

Rockstar, in the air tonight
La très grosse étape suivante, c'est bien sûr GTA, qui dans sa troisième itération marque une vraie rupture culturelle et économique. Et encore une fois, ce sont des anglais qui ont tout manigancé. J'ai toujours entendu dire qu'ils avaient un réel gout bien éclectique pour la musique. C'est vrai que c'est quand même le  La première fois que je suis allé dans un HMV au pays des Beatles et des Stones, j'ai été surpris de constater que les cases pop / indépendant n'existaient pas. Tout le rock était vendu par ordre alphabétique. Cela explique peut être la présence de Willie Nelson aux côtés de Dr Dre dans la bande son de San Andreas. Ou de Puccini dans les premiers instants de GTA Liberty City Stories sur PSP. Le fait est que les frères Houser sont londoniens, qu'ils rêvaient jeunots d'être des stars de rock (the Beatles & the Stones country) et que leur début de carrière chez BMG Londres a visiblement servi a décrocher des accords avec les majors pour l'utilisation de morceaux de musique au sein de GTA 3 et consorts. La rupture est réelle. Wipeout et Xenon 2, c'était encore l'amalgame "musique électronique pour computer". Dans Vice City sur PS2, Rockstar se paye carrément Michael Jackson. Dans leur volonté de copier le style Mannien et d'amener le jeu vidéo vers une sphère culturelle plus large, légitime et acceptée comme telle, les frères Houser proposent alors une exéprience nouvelle et marquante : cruising around, avec les néons de la ville pour seule compagnie, tandis que Billie Jean blaste les hauts parleurs de votre simili Porsche turbo. La ballade est sublime, c'est une possiblité parmis d'autre possibilités, en marge même de la progression principale du jeu... et c'est cela même qui fait le jeu. A partir de San Andreas, on a pu voir les groupes se battre pour en être ainsi que des pubs télé uniquement dédiées à la BO du jeu. Something was in the air. Et c'est avec les trailers de GTA IV, The Lost & The Damned et du nouveau Gay Tony que Rockstar a enfoncé le clou. Relayés sans trop d'égards par une presse web sourde et aveugle comme un pot, il s'agit là de coups bien réels, faisant preuve d'une démarche signature totalement excitante et nouvelle pour le jeu vidéo : la bande annonce qui dépote à grands coups de montage cinéma et de morceaux tantôt underground (The Boggs), tantôt réservés habituellement au cinéma (Philipp Glass), tantôt has been (She's got the look) avec toujours le même résultat : la coolitude absolue, posant en rivale avec l'industrie Hollywoodienne dans sa volonté d'appâter le chaland. Ces mecs là ont du FLAIR.
 
Héros de plastique : tunes pour thunes
Alors oui bien sûr Sony s'est dépatouillé avec les majors pour atteindre la tranche casual teen avec la série Singstar. Mais c'est vraiment du côté Harmonix que nous avons passé la cinquième. Avec son premier Guitar Hero, le studio de développement n'a pas encore les moyens de se payer les stars de MTV, qui allait racheter un bonne grosse part du gâteau par la suite. En attendant, le studio enregistre des covers de chansons sympas pour le premier GH, mais qui font visiblement partie d'un back catalogue peu couteux en terme de droits. Cependant le résultat demeure assez stupéfiant tant les interprétations sont réussies (j'ai un faible pour More than a feeling). Malgré l'absence de "vraies" chansons, le succès est au rendez vous et marque le début d'une longue série de titres qui va voir le milieu de la musique se rapprocher grandement de l'industrie du jeu vidéo. Si GTA a posé la première pierre, GH et Rock Band sont en train de se payer tout l'édifice. Les chiffres parlent d'eux même : trouver les chiffres. Plus encore que les chiffres, la délinaison d'une version de Rock Band dédiée aux intouchables Beatles est un événement de taille dépassant largement l'échelle du jeu vidéo. On se souvient des menaces à l'encontre des Rolling Bidochons et les rumeurs comme quoi la Yoko n'était pas commode. En somme, si les Beatles en sont, on peut déclarer que le contrat entre l'industrie de la musique et du jeu vidéo est officiellement signé pour les décennies à venir. 
 
C'est du Brutal 
L'une des premières retombées d'un tel rapprochement, en dehors des rythm games est visible dans le nouveau jeu de Double Fine, Brutal Legend. Tim Schafer a ainsi pu obtenir à peu près tout ce qu'il voulait en matière de soundtrack qui tache, sans parler de la participation des stars elles mêmes pour l'animation des personnages et les voice over : Jack Black, Ozzy Osbourne, Lemmy de Motorhead et j'en passe. Cette mission paraissait impossible. Maintenant il semble que ce soit un acquis réel, à tel point que Thatgamecompagny et Sony ont utilisé Catch the wind de Donovan pour la promotion de Flower. Les majors qui n'ont pas su attraper le train en marche de la révolution Napster, et qui en subissent aujourd'hui les lourdes conséquences, voient dans le jeu vidéo une manne qu'elles ne peuvent qu'embrasser. 

C'est Prey chérie 
Dans la foulée de la montée en puissance des GTA, il s'est passé quelque chose de réellement significatif. Quelque chose que peu de monde dans la presse française a relevé. Un tout petit quelque chose au sein d'un jeu qui lui même n'était pas un chef d'oeuvre. Et pourtant rien que pour cela, il a sa place au panthéon des defining moments de l'histoire vidéoludique. Appréciez le travail. 


Pour les sourds et les malentendants, c'est le Blue Oyster Cult que l'on entend dans le juke box, au moment même ou les flying saucers attaquent. A la différence de la culture sandbox de GTA, où la musique est aléatoire (même la musique est jouée on cue à certains moments de l'intrigue, comme l'air d'opéra dans le jeu PSP), on a ici un moment totalement, magnifiquement, rocknrollement écrit. Avant l'attaque, le joueur est libre de sélectionner de vrais morceaux de rock seventies sur le jukebox. Puis au moment où the shit hits the fan, le jukebox passe en mode scripté et balance la sauce intradiégétique comme au cinéma. Et l'avenir du storytelling vidéoludique se trouve là mes chers concitoyens, dans les premiers accords du Reaper, en phase avec l'alien abduction. Comme chez tonton Scorsese, l'utilisation d'un morceau clef à un moment clef déploie une énergie folle. Cette énergie implique, donne du sens et excite les sens. Bref, elle communique avec le joueur. Pour des raisons techniques, culturelles et économiques, cette énergie a mis 20 ans à apparaitre au sein d'un jeu vidéo. Heureusement, avec la manne économique Guitar Hero, elle pourrait enfin s'installer pour de bon. 

Cadeau bonux : quatre idées de chansons à utiliser dans un jeu. 

 - Bad moon rising - Creedence Clearwater Revival : séquence de shoot contre des forces surnaturelles. Le personnage est une actualisation de Van Helsing qui ne quitterait jamais son Ipod. Il cale son casque avant de partir à l'assaut d'une forêt hantée, ambiance bayou et magie noire. Isolé dans son casque, le personnage n'entend pas les cris d'une femme ou d'un partenaire qui lui intime de prendre les choses au sérieux et de venir l'aider. Attitude : il remet son casque et augmente encore plus le volume.

- Where or when - Bryan Ferry : à la Vertigo, un homme croise une femme dans la rue, séquence de flashbacks, s'agit il de la même personne ?

- If you could read my mind - Johnny Cash : un homme rêve qu'il renoue avec son ex petite amie. Puis il se réveille seul, en transpiration. Il doit faire face à la réalité. 
 
- Get Miles - Gomez : intro d'un jeu urbain à l'ambiance noire, malsaine, utilisation du ralenti, un homme qui marche. Cloaque urbain. 


 

Par Sylvain Thuret - Publié dans : Gaming
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Lundi 2 novembre 2009
Les vierges s'évanouissent, l'horloge pointe au chomage, choc and ah ouais, la nouvelle émission de nos amis belges est disponible en téléchargement : 

http://www.push-start.be/2009/10/un-jour-dans-la-vie-de-push-startbe-version-dl/

Push Start.be, à l'heure actuelle la meilleure consommation d'informations gaming du net. 

 
Par Sylvain Thuret - Publié dans : Gaming
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Samedi 31 octobre 2009
L'original : Arty
 
La copie : Darty


Par Sylvain Thuret - Publié dans : Corbeille
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Jeudi 15 octobre 2009
Psychonauts
"Un jeu qui s'est pas vendu du tout parce que c'était pas du tout vendeur".
"Un gameplay moisi".
 
Brutal Legend
"Tout un bestiaire bizarre".
"Techniquement, d'un point de vue gameplay, c'est quoi comme genre de jeu ?"
"J'ai l'impression que c'est une super bonne idée mais avec pas grand chose derrière"
"Je ne vois pas vraiment où est la finesse du gameplay".

Et comme il n'est jamais trop tard pour bien faire 
"C'est un jeu qui vaut avant tout par son histoire, qui est vraiment sympa, pour toute l'écriture, pour tout le travail qu'il y a autour, pour toute la bande son, c'est vraiment ce côté là qui est prenant... (ouf quand même) et le gameplay est pas mauvais (ils sont obsédés dis donc). 

Shenmue
"Même si aujourd'hui ça peut faire rire ou sourire (...) à l'époque il a laissé un impact". 

Dans les précédents épisodes

Rez
"Osef"

Les gens dans les salons de jeux vidéo
"Moi ce qui m'énerve dans les salons c'est les gens, t'es obligé
de faire la queue avec eux pour jouer
". 



Par Sylvain Thuret - Publié dans : Corbeille
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Jeudi 15 octobre 2009



Dear Leonard, your death is not the subject of this masturbating party.
Its about the poet youve been, and the poet you'll be. 
Theres no suit, nor a woman, nor a groupie,
to tell me the kind of room, your mouth defies all bigotry. 
Theres no jew nor a gentile -as I am-, claiming about the true colour of your collar. 
I claim this because, the sound of my street, you will always be. 
And theres no disregard for the lovers, joining forces in the dark, Oh yes catching their breath, over the turntable, singing some of your tunes, cheerfully.   
Im not waiting on the industry to celebrate the grace, of you presence in the industry. 
I say this because, in the tower of song
Theres no Desire for competition: 'cause who would compete?
Faint voices there, going stronger, tell about a commander, commanding to others: Its the lipsynch comedy, and at every twist and turn, your name is said to be.  

Some time ago Leonard, you sewn a word so deep, in my heart to keep. Since, its always been, a strange wound, to carry around. Against all the possible odds, something in it is painful, and something heals me. 

This is the last word, 
to your poetry.


 

Je n'attends pas Leonard, ta mort pour te dire, quel grand poète tu as été, et quel grand poète tu demeures. 
Je n'attends pas Leonard, qu'un ministre une femme une groupie, me dise ce qu'il faut penser de toi. Je sais ce que je pense de toi. 
Je n'attends pas qu'un juif ou pire un goy comme moi, te dise à quel point tu es juif et à quel point tu ne l'es pas. 
Car je n'attends pas Leonard, le son des villes, pour savoir que dans ton coeur sonnent, toutes les villes.
Sans parler de certains gestes, qu'ont les amants pour eux, l'étoffe de leur étreinte, lorsqu'ils gagnent ensemble le noir. 

Leur souffle peut s'entendre, au creux du sillon, que sillonne ta voix. 
Je n'attends pas qu'un jour la chanson te dise, tout ce qu'elle te doit. Car Leonard à ton sujet, dans la tour de la chanson, de concurrence on ne parle pas. On dit juste qu'il y a, au dessus des commandeurs, un autre commandeur. Et que ce commandeur n'est autre que toi. 

Il y a longtemps Leonard, tu as décoché une flèche, et en plein coeur elle sévit : son travail depuis, n'a cessé de grandir. Tu es l'étrange blessure, qui chaque année refleurit. Et quels que soient les déconvenues de cette vie, ta poésie demeure Leonard. Et je crois même que parfois, elle me guérit.
 
Par Sylvain Thuret - Publié dans : Musique
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Mercredi 14 octobre 2009
Ca y est, je suis officiellement linké sur deux sites façon "amicalement votre" et des pointures s'il vous plait !  

- Alexis Blanchet, Doctorant es Pixels. Vient de terminer sa thèse sur les rapports entre l'économie du cinéma et du jeu vidéo. Je l'ai aidé sur la mise en forme de sa filmo, parce que ce qu'il fait c'est landmark, pierre blanche, j'attends ça de pied ferme. 
http://jeuvideal.com/

- Les Push Start frites
http://www.push-start.be/
J'ai fait un billet sur eux, parce qu'ils sont stratosphériques. Et ils l'ont lu au demeurant (oui Arthur il y a un jeu de mots).
 

Ca commence comme ça et ça termine avec des bandeaux pour la Fnac !



 
Par Sylvain Thuret - Publié dans : Gaming
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