Audiovisuel

Jeudi 26 mai 2011 4 26 /05 /Mai /2011 14:55

gong-tv-logo-copie.jpgIl y a six mois je découvrais Gameology, émission présentée par le tandem bricolo-rigolo Johann & Gérard. Déguisés en Experts du pixel, ils décortiquent ensemble les jeux vidéo avec force vannes, et non pas force rouge. L'arbre n'allait pas tarder à révéler une fôret puisque le mystérieux logo ouvrant et fermant l'émission, GONG, s'avérait être celui d'une chaîne dynamique, que j'ai pu rencontrer pour mieux en comprendre les rouages. 

 

UNE OFFRE ATTRACTIVE 

En pleine expansion depuis son lancement en 2006, GONG se définit comme une chaîne de nouveaux médias.  Son positionnement éditorial, axé sur le manga et le jeu vidéo, s’adresse avant tout aux 15-25 ans. Pour la partie dessins animés, GONG peut se targuer d’une diversité attractive. « Nous sommes une chaîne de divertissement » commente Monsieur Bertrand Humblot (B.H.), vice président et responsable des partenariats. « Nous souhaitons démocratiser le dessin animé japonais, le rendre accessible. Parce que le secteur est vraiment dynamique, riche et intéressant avec des programmes très sympas que nous souhaitons proposer au public ». Cette diversité s’exprime au travers de Naruto-like, mais aussi de séries plus exigeantes comme Ergo Proxy ou la diffusion, depuis mi-avril, de Stand Alone Complex, spin off du Ghost in the Shell de Mamoru Oshii. Cet éclectisme salvateur s’accompagne même de diffusions en VO sous-titrée ! 
 

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Pour rappel, le manga a connu un boom éditorial en France il y a une dizaine d’années. A la suite de Glénat et des éditions Tonkam, pionniers en la matière, les plus grands éditeurs du livre se sont mis à publier la production nippone avec un rythme croissant, touchant un public aujourd’hui composé de jeunes garçons et filles. C’est dans cette logique éditoriale, surfant sur la vague asiatique plus large des années 90, que son pendant animé, en long métrage ou en série, a vu sa place grandir dans le cœur d’une nouvelle génération « post DBZ ».




Du côté du jeu vidéo, on trouve bien sûr la déconnante Gameology (ici l'épisode 1 consacré à Bayonneta de Platinum Games) qui sous ses abords franquette en profite pour ouvrir son jeune public à une vision plus large et décomplexée du jeu vidéo, avec des sidenotes précieuses sur le groupe Cypress Hill ou The Warriors de Walter Hill. B.H. : « Gameology est sur le point d’entamer sa seconde saison et nous avons fort à faire, d’autant plus que l’on peut retrouver notre duo sur Direct Star depuis peu. Je souhaiterai pour ma part que cette seconde saison propose encore plus de contenu aux spectateurs, ce qui demande bien sûr un temps de préparation plus conséquent ». Deux autres émissions viennent panacher l’offre. Pushstart, qui traite plus directement de l’actualité et des sorties, est rutilante mais aussi un peu plus lisse. C’est là le prototype de l’émission introuvable sur le hertzien depuis 20 ans. Quant à Inside, comme son nom l’indique, elle propose des interviews de professionnels de l’industrie. Une autre façon d’aborder le jeu vidéo de l’intérieur, tendance qui tend à s’affirmer et qui valide, à mon sens, le jeu vidéo comme culture et comme industrie. Enfin, Davy Mourier a récemment rejoint la chaîne pour proposer, avec Roadstrip, des interviews liées à l’univers de la BD.   

Ce cocktail apporte un peu de fraîcheur, aux côtés de No Life et de l’ancêtre Game One, couvrant  des passions largement boudées, pour ne pas dire décriées, par les canaux hertziens traditionnels. Ce constat était d’ailleurs au centre du tout premier numéro de la Mensuelle en octobre 2007, alors une newsletter. Le fait est que la « formule », qui consiste à capter cette tranche d’âge connectée et mobile, commence à porter ses fruits puisqu’au travers de ses différents canaux de diffusion, GONG touche actuellement près de 500 000 spectateurs.


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ANIME ANYTIME ANYWHERE

Accessible au sein de packs sur les réseaux des opérateurs Free et Orange, la chaîne est accessible en « apetizers » sur Dailymotion et Youtube. GONG se veut au plus près des pratiques mobiles, avec une mise à disposition du service, via l'application GONG live, sur Iphone, Ipad et smartphones Symbian. On sent là une volonté d’intéresser une génération toujours en mouvement, pas si éloignée des pratiques des jeunes japonais, qui depuis 20 ans « consomment » des contenus en transit, de la Gameboy à l’explosion des téléphones portables. Regarder un DA dans les transports ou le soir dans son petit lit avec un Ipad, est un plaisir qui préfigure une révolution plus vaste.

Au sein d’une équipe opérationnelle d’une dizaine de personnes, jeunes, passionnés et dynamiques, ce sens de l’innovation et cette réactivité sont le reflet direct d’un contexte qui permet, au travers du web et de l’IPTV, un coût de production et de diffusion inférieurs à ceux de « l’ancien système ». Ancien responsable du hors-média chez TF1, monsieur Humblot me confie le plaisir de pouvoir travailler sur de la qualité, en terme de programmation et de diffusion, avec un coût plus maîtrisé. Concrètement, pour les spectateurs, cela se traduit par la mobilité évoquée plus haut, mais aussi par du contenu HD et la possibilité de rattraper certains épisodes manqués (la fameuse catch up TV).   


Flash.jpgNouvelle preuve de cette réactivité, mon hôte me fait la démonstration d'une application flashcode, très en vogue actuellement. Intégré au sein du flux, le flashcode peut être taggué avec un téléphone mobile ce qui permet d’accéder à du contenu supplémentaire en ligne.

De la bienveillance véhiculée par Gameology à la volonté d’impliquer sa communauté, par le biais d'une Comedy week mettant les spectateurs à contribution, la chaîne GONG semble toucher à des notions clefs telle que l'éthique d'échange et de partage qui se développe actuellement sur la toile.

Alors, vous reprendrez bien une louche de Loulou la brocante ? Comment ça non ? Vous voulez du GIST SAC ? Du Shamploo pour la Lain ? Du Manglobe sous la couette ? Mais comme je vous comprends. 

 Merci à Monsieur Humblot de m'avoir reçu.


 Sylvain Thuret
Ergo Samurai
 
 

SOURCES

Site de la chaîne :
http://www.gong.fr/

Sur Youtube :
http://www.youtube.com/user/GONGFrance

Photo-montage métro :
http://www.journaldugeek.com/2010/06/21/liphone-4-sinvite-dans-le-metro-tokyoite/ 

 

 


Par Sylvain Thuret - Publié dans : Audiovisuel
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Lundi 11 avril 2011 1 11 /04 /Avr /2011 13:17

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L’autre jour en sortant de chez moi j’ai eu le plaisir d’indiquer le Pavillon Noir à des danseurs égarés. Ils m’ont encouragé à franchir le pas et aller les voir ce samedi. Comme il n’est jamais trop tard pour bien faire…


Nous sommes le samedi 9 avril au Pavillon Noir d'Aix-en-Provence. La salle est pleine. Le rideau s’ouvre. Des danseurs en tenue très légère évoluent autour d’un couple à l’allure altière, immobile, tournant le dos. Un homme au maquillage de nacre fait le tour de la scène en vociférant un langage inconnu.

 

Claude Brumachon et sa troupe proposent ici une variation autour de Molière et la vie de son Illustre théâtre. Si le langage est dansé, on devine des références récurrentes aux Fourberies de Scapin, au Bourgeois Gentilhomme, l'Avare ou les Femme Savantes

 

Les saynètes s'enchaînent, à la fois très énergiques et sensuelles, au rythme de morceaux classiques, mais aussi modernes. L’assaut des corps est frontal, avec une succession de situations, de costumes et d’accessoires très soignés et inventifs. Ce monde qui s’ouvre à nous semble trouver sa cohérence visuelle et narrative dans la musique, la danse, le jeu et la séduction. Hommes et femmes, tout le monde se séduit, le corps fait acte. Avec cette impression que les danseurs ne dansent pas, mais interprètent  des personnages. Et tout le monde change de rôle.


Ces bourgeois, immobiles au commencement, ne deviennent-ils pas plus loin, d’autres maîtres, d’autres serviteurs ? Leurs corps évoluent tantôt face contre terre tantôt bondissant, tantôt isolés, tantôt accrochés à l’autre. Et l’on sent poindre des failles, des jalousies, des renversements, des servitudes, des complots aussi peut-être. La limite entre la vie de la troupe et leurs travail aujourd'hui légendaire est volontairement brouillée, mélangée, mise à nu.

 

 

Sylvain Thuret

Si tu danses tu danses
Si tu écris tu écris

 

PLUS


Site officiel du Centre Chorégraphique
National de Nantes :
http://minu.me/46km

 

Le blog de Benjamin Lamarche :
http://blamarche.canalblog.com/

 

Site officiel du Pavillon Noir :
http://www.preljocaj.org/
 

 


Par Sylvain Thuret - Publié dans : Audiovisuel
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Mercredi 16 mars 2011 3 16 /03 /Mars /2011 23:58

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It’s high noon for journalism. Just when the “revolutionary” winds were mind blowing through African & Middle East countries, Japan’s sudden collapse into chaos brought the Titty Twitter issue on the front lines. With 9/11 as a benchmark, these unfolding crisis now reveal the media transformations occurred in ten years. One question arises: is the event more (a)live? This evening I was invited  for the opening of the 5th Media days of Euromed, a renowned Management school in Marseille.

A few months back, I was lucky to finally meet Guy Astic, editor of the wonderful Simulacres revue. He was very curious about my endeavours with la Mensuelle and the web in general. He asked me if the web could serve as a "counter-power". It took me some time to answer, but I finally did through an e-mail. I said there was potential from spontaneous spots in collaborative work. But I think I missed the point. He was asking about journalism overthrowing stuff, from regimes to meager shitstream pop singers. The question in itself implied that traditionnal journalism lost it along the way.

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 Tackling this very matter, our hosts and guests tonight are Aurélien Roth (Radio France's content studies), Pierre Boucaud (founder of local webmag Marsactu) and Communications teacher Guy Drouot (Institute of Political Affairs in Aix). Plus the remote presence of Mr Lucas, a former spy so we are told, a conspiracy-talking-man whose speeches were recorded prior to the event. They all sit and talk about the "media as a fourth estate". 

Guy Drouot, a teacher in Science of Information and Communication at Aix's Political Affairs Institute, introduced this very theme as the media forum opener this tuesday. He reminded us about old Whiggie Edmond Burke who nailed journalists as the "fourth estate" during a parliamentary debate in 1787 England.

With a drop of Tocqueville's own distinction between the institutional powers and the ones of the opinion and the press, Mr Drouot moved along reminding us of the undying Laswell's method of the five "W", which are still relevant today when considering the media: Who says What to Whom with What channel and to What effect? "People have to considerate who's owning the media nowadays", says he, emphasizing the recent takeover of powerful, concentrating and unrelated groups such as LVMH or Dassault systems

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Which reminds me of an anecdote. In 2004 I was in a wedding where Mr Dassault was among the guests. And he was very outspoken about the freedom to fire any of "his" journalists in a minute. And he said it in front of Le Figaro journalists, present at the ceremony. 

Each "W" raised interesting questions, issues, stories and remarks, such as the versatile impact on the public depending on the chosen media, or De Gaulle whose famous hold gave him the nick "La voix de la France" outside our frontiers. 

The recent "revolutions", still unfolding in countries such as Yemen as we speak, gave way to many hushes released by independant pureplayer Mediapart. Created in 2007 by Edwy Plenel, former editor in chief of Le Monde, Mediapart just found his financial balance and opened its own "subsidiary" of Wikileaks, Frenchleaks last week.   

"It's because Mediapart put the cat out of the bag that Michèle Alliot Marie had to resign. It is a "fourth estate" situation. But what is the limit of it? I think they are cultural (waiting on Mr Drouot's answer about it through mail). 

After this warming up, the students who actively anchored the evening had prepared different segments to move the cursor over: 

- The key role of the media in the wake of Arabic countries. 
- Are they still a counterweight?
- Are they independant?  

Student host Diane Botta launches the first topic with the popular scheme of "Facebook revolution" which spread over the press. She recalls that Tunisia was the first arabic country to open itself to internet... back in 1991, implying the leading role it had in this game of dominos.

 

P. Boucaud (video above) comments: "It was easy then to control everything. Moubarak owned the two dishes and tried to keep an eye over the net. Which is something impossible to do. But it's not Facebook which made the takeover. It's the very own courage of the Tunisian people. Getting in the street, fighting. 

The host adresses the main difference between Tunisia, Egypt and Lybia: the latest is way behind in comparison. G. Drouot : "Muslim countries are authoritarian regimes. Khadafi rose to power when he was only 27. And now the pace of the domino effect is slowing down because other regimes had time to adapt". 

P. Boucaud: "Twenty years ago in Nepal, I saw the up and coming place of foreign media among the teenagers, through satellite dishes. And it had a huge impact, given the fact that It was mainly US programs, such as MTV. Have you seen this recent picture where Bill Gates and weakened Steve Jobs are sitting next to another and they are said to be the savior of theses people's lives? And they don't even crack a smile. Very impressive". 

Our former spy Mr Lucas says this Jasmin nick is an act and later emphasizes the "citizenship power of communication" that characterizes our days and lives.

Aurélien Roth reminds us that the LOPPSI 2 bill was voted yesterday in France, all in quiet dismay. "For now it's about gathering intel on deviant behaviours and people, but we may ask ourselves if it's not a way to infiltrate every citizen's life in the end".

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Source : LeMagIt.

 

The LOPPSI bill was the second, whiter rabbit coming out of the magical hat of our top political brains after Hadopi. While the world is marching on, discovering new ways of doing business and sharing information & content, our government sends a strong, conservative signal: "be still, don't do nothing, we're keeping a close watch". Hey, don't you know the gap is widening, between the old system and the new, between stupid TV shows and the freedom to read, listen and watch anything, anywhere, anytime, the top down and the collaborative, the scheduled and the right now, the legit faking it and the roamer doing it? 

Jean-Baptiste Thoret, one of France's top movie critics, wrote a short violent piece against this open world of possibilities, basically saying that it was "too much of a freedom for too much idiots". When I met his former Simulacres editor Guy Astic, the later said he disagreed with him on the issue. 

P. Boucaud: "Yesterday It was too much difficult to launch a media. The ticket price was too high. Today is the digital era. There's no barrier anymore. Anyone can now publish text, photos and videos online. There's still the ivory tower of regular journalism. When Mediapart and Rue 89 journalists let their work open to criticism through the "comment" system, it happens in a flash. Today journalists and citizens build information together".

Guy Drouot: "Citizens' contribution to information is an admirable thing. The X factor with the Pure Players is the Business model. Creating a traditionnal media needs an authorization from the CSA (the French equivalent of the American FCC) in order to get a slot, a frequency. We have to be weary of disorder, piracy and anarchy". 

P. Boucaud: "Laurent Mauduit, editor for Mediapart, says it's not a problem to do a piece about Bernard Arnault (CEO of LVMH). If through my own media I decide to write a piece of junk, my community of 80 000 readers a month will know It and I'll instantly lose them".

Regarding the business model, he quotes the recent announced success of Mediapart. "They have a 50 000 paying subscribers community, which is better than Le Monde and shut the naysayers off". As well as the upcoming "Moi j'aime l'info" project (rough translation: "I dig news") an open sharing platform where citizens would support online journalism with donations allowing taxes cuts. 

Which brings the debate to Wikileaks and the information transparency ideology. Pierre Boucaud: "Transparency is a good thing. Yet it's important to have rules, regulations". 

Journalism is getting through major changes. Changes that have to take the reader or "end-user" into consideration, as the potential debater, contradictor or co-editor. And it's not necessary to wait for Godot anymore to do something about it.  


Sylvain Thuret

 

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Mercredi 16 mars 2011 3 16 /03 /Mars /2011 01:49

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Jeudi 16 décembre 2010 4 16 /12 /Déc /2010 01:08

La nouvelle campagne publicitaire de Citroën, pour le modèle C4 et sobrement intitulée "Cyclistes 2010", roule pour l'environnement. Naturally! 

 

 

Des cyclistes from all walks of life évoluent dans un milieu urbain mais pas trop (ça respire le Canada) et se retrouvent, dans une succession de plans évacuant petit à petit le traffic, derrière une seule et unique voiture, une Citroën C4. Dans une geste proche de Forrest Gump, lorsque Forrest se met à courir et qu'il se retrouve un peu malgré lui avec une armée de followers, les cyclistes semblent de plus en plus vouloir suivre le trail de la voiture. Des masques anti-pollution-d'échappement sur le visage, ils s'en défont petit à petit, semblant respirer une brise naturelle.  

Ce spot utilise pour sa signature sonore un gold / standard du folk US, Call me the breeze de JJ Cale, extrait de l'album Naturally (1971). 

Cale, JJ - Naturally 1971

L'histoire de ce spot fait sens avec ce morceau, l'identité et les valeurs véhiculées par la musique de JJ Cale : laid back. Ca veut dire cool, décontracté, easy. En bon français, la force tranquille. Wikipedia: "Some songs, such as "Call Me the Breeze", were recorded with primitive drum machine accompaniment and sound almost like demos".

Ce son "primitif" qui renvoie à une nature présente sur la pochette même, comme une déclaration d'intention, cette breeze qu'il chante, c'est bien sûr le plus produit de la C4 : sa non pollutivité. Et c'est figuré dans le spot par cet engouement, pour ne pas dire envoûtement, que ce groupe hétéroclite et cool semble trouver dans le sillage de cette voiture. Le message est donné aux écologistes vélocyclistes : cette voiture serait aussi seine pour l'environnement qu'un vélo.

Pour JJ Cale, qui n'a jamais voulu se mettre en avant (la pochette de Naturally est aussi éloquente à ce sujet) c'est là une exposition maximale et rare. Ce n'est pas la modernité, la vitesse ou le bling qui sont mis en avant, mais bien son côté roots, ambiance cabin au fonds des bois. C'est son évidence. JJ Cale ET la voiture sont une évidence.   

Je me souviens d'une pub Volkswagen assez magnifique qui avait utilisé Pink Moon de Nick Drake.

Etrange capacité qu'a la publicité d'utiliser et donc de faire connaître de tels morceaux mythiques, ayant marqué des générations entières, quand la radio ne le fait pas.  


Sylvain Thuret
After midnight

 


Par Sylvain Thuret - Publié dans : Audiovisuel
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