Soirée d'inauguration des nouveaux locaux du Celsa

Publié le par Sylvain Thuret

C'est en présence de près de 200 invités, professionnels, officiels et anciens étudiants que Véronique Richard, directrice du Celsa, Georges Molinié, Président de l'université Paris IV, ont inauguré, aux côtés de Patrick Gérard, recteur de l'Académie de Paris et Michel Boyon, Président du CSA,  les nouveaux locaux de ce qui constitue à l'heure actuelle la meilleure école des métiers de la communication et du journalisme en France.

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source visuel : celsa.fr

Pourquoi la meilleure ? Comme l'a souligné Monsieur Georges Molinié, à la suite du discours initial de la directrice sur l'histoire et la place du Celsa, sa naissance et son innovation au sein de la Sorbonne dans les années 70, puis au sein de la ville de Neuilly, "d'autres écoles font de la communication. D'autres écoles font du journalisme, d'autres écoles le font et bien". Mais la spécificité du Celsa, son affiliation avec la Sorbonne et son enseignement, en fait un modèle d'humanisme, d'ouverture et de réactivité.

Pourquoi la meilleure ? Alors que je prends des nouvelles d'un ancien professeur, spécialisé en Communication de crise et lui fait part de mes démarches actuelles auprès du jeu vidéo, il me parle de la cote boursière fluctuante d'Ubisoft et du modèle AAA de type Assassin's Creed, soumis à la spéculation et ne rencontrant pas toujours l'investissement initial. Soit une information financière cruciale qui me fait défaut dans mon approche et qui est la prolongation parfaite d'une précédente discussion avec Alexis Blanchet, professeur à l'Université de Nanterre sur les business models actuels de l'industrie. Le Celsa, c'est exactement ça. Une ouverture d'esprit et une vivacité incomparable. Les profs "savent". Et quand ils ne savent pas (c'est rare), ils vous le disent, planchent et reviennent vers vous avec l'information dont vous avez besoin.  

A TF1 en 2004, j'avais mon Télérama "Temps de Coca disponible" sous le bras le jeudi matin, pour que ma chef et mes collègues de la communication interne puissent éventuellement le consulter. Lors d'une situation de crise à la SG en 2006, je me suis mis automatiquement, avec un collègue aujourd'hui retraité qui m'avait pris sous son aile, sur les flux d'infos, pour tenir informé, dès qu'elles tombaient, mon supérieur hiérarchique. En 2007 lors d'un entretien informel chez Ubisoft auprès de Tommy François, j'ai volontiers laissé le numéro de Edge auquel j'étais abonné, l'entreprise ne l'ayant pas encore reçu. Quand Alexis rentrait d'une lecture sur Rez, je lui ai naturellement tendu une copie du jeu, car il en avait plus besoin que moi. Quand d'autres personnes de mon entourage encore, professionnels du journalisme et du cinéma, avaient besoin d'être briefés sur le jeu vidéo, je leur ai monté des dossiers et fait des présentations des oeuvres essentielles, manette en main. Cette veille, cette curiosité permanente et cette capacité d'être au service de l'autre dans sa recherche d'info, c'est ce qui fait de la Mensuelle un lieu qui croise et recoupe les informations, mais aussi les médias. Pour mieux comprendre le jeu vidéo, j'ai besoin du cinéma, de la chanson et de la littérature. Car ces médias vont se retrouver de plus en plus convoqués au chevet du jeu vidéo. Si j'ai mis du temps à développer ce qu'en entreprise on appelle "la force de proposition", j'ai toujours eu le goût de la recherche d'info, des opinions et de la mise à disposition de cette recherche. 

"Nous ne produisons pas des "machines" déclare Georges Molinié. "C'est bien que le Celsa soit affilié à la Sorbonne, pour son rayonnement international. Mais c'est aussi très bien que la Sorbonne bénéficie d'une école comme le Celsa". La preuve dit-il, "c'est que l'on nous copie". 

Etudiant en 2002 en DEA d'Information et communication, j'ai pu bénéficier d'un enseignement de pointe, dont j'espère chaque jour être digne en effectuant une veille bibliographique, filmographique et webographique, nourrissant, ici, pour ce blog et pour vous chers lecteurs, des articles que l'on ne trouve pas ailleurs. Et si mon école a je crois connu un bon coup de peinture il y a quelques années, c'est avec une grande joie que je découvre la nouvelle salle de conférence, la rénovation de l'accueil et des salles de cours, goûte au wifi et apprend la rénovation des moyens audiovisuels et de la cafétéria. Quelle chance pour les étudiants actuels et les prochaines générations ! 

Comme me le confie Madame Richard, qui comme toujours sait concilier disponibilité, écoute et un professionnalisme dont je me suis toujours inspiré, y compris dans les moments difficiles et que d'autres faisaient appel à moi, cette rénovation est "la mise en application concrète de notre enseignement". Déjà en 2002 elle répondait aux étudiants de notre classe que "l'information, le savoir, la veille, sont des éléments clefs de l'action en entreprise". 

Un enseignement qui selon Monsieur Molinié, doit aussi sa valeur d'excellence au sens critique de ses étudiants et qui doit mobiliser aujourd'hui ses forces vers l'international et avec le monde de l'entreprise. Et à nos hôtes de dire enfin, après des années d'hésitation sur le cloisonnement Université/Entreprise, à quel point ceux ci doivent justement travailler ensemble, en tandem, pour permettre aux jeunes à fort potentiel de ne pas arriver seuls et sans bagage pratique sur le marché du travail. 

Des mots qui me touchent, ayant connu une première période professionnelle parfois éloignée de ces valeurs. Des valeurs que je n'ai cependant jamais perdues de vue et qui connaissent aujourd'hui, au travers de cette ébauche de plateforme qu'est la Mensuelle et des contacts de plus en plus réguliers auprès des professionnels de l'audiovisuel, leurs premiers bourgeons : vous chers lecteurs qui depuis cet été, êtes plus de 400 chaque mois à suivre mon travail. Partager avec vous le fruit de mes recherches et lectures, sur le cinéma, le jeu vidéo et la chanson, est à l'heure actuelle ma plus grande satisfaction, dans l'attente de trouver un travail où l'esprit d'équipe, l'écoute et la réactivité auront un réel sens.

C'est grâce à votre soutien, Fanfan, Patrice, Thomas, David, Rémi, Laura et à tant d'autres lecteurs anonymes, que je persévère et marque des points, lentement mais surement, pour vous apporter du contenu écrit, visuel et vidéo analytique, original et significatif. 

Alors que je termine cet article dans un café de la Défense, Jimmy Cliff fredonne "You can get It if you really want". I betcha!

 

Sylvain Thuret
23.11.2010 

 

Publié dans Gaming

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