Dont you forget about him

Publié le par Sylvain Thuret




C'est avec une vraie tristesse que j'apprends, à l'heure du pti déj, la disparition de
John Hughes... 

Bien qu'ayant touché le supra jackpot comme scénariste et producteur avec
Maman j'ai raté l'avion et sa suite dans les années 90, il est avant tout et surtout l'auteur réalisateur d'une poignée de comédies adolescentes emblématiques et fondatrices de la culture 80's : Breakfast club, Pretty in Pink, Sixteen candles, Ferris Bueller... Des films saupoudrés de numéros de danse sur fonds de Cindy Lauper et consorts, de gros plans sur les Converse et de gags rythmés cartoon à la Chuck Jones. Vers l'âge de 10 ans, j'ai du visionner Breakfast club une bonne vingtaine de fois en VHS. Avant de rencontrer mes futurs amis, Bender et sa clique en colle du samedi furent mes premiers héros. J'ai appris le film par coeur, je connaissais toutes les répliques. Autant dire qu'il a fait mon éducation. Ces mecs étaient cools, mais ils avaient des problèmes, qu'ils se rejetaient en miroir, dépassant ainsi les préjugés et le cloître de leurs "crowd & folks" respectifs.   



"Je ne fais pas ces films pour H. Je fais ces films pour vous"
   
Cette période pré-Home alone demeure sans grande prétention et c'est ce qui la rend aussi attachante, avec ses ados se débattant avec leur carcan familial et adolescent. Malheureusement, l'esprit de ces films angulaires de la culture teen s'est retrouvé dévoyé dans les années 90 : les mecs à la cool ont laissé place à d'insupportable beaux gosses lobotomisés du bulbe, monopolisés par l'horizon beer & pussy. Une tendance un peu saoûlante renversée ces dernières années par Judd Appatow, qui en prenant le meilleur des deux mondes, réussit à créer à nouveau de l'empathie envers des personnages vivant des histoires et des relations plus intéressantesEcrans.fr a mis la main sur une lecture recommandée, hommage d'une fan avec qui l'auteur aurait correspondu pendant plus de dix ans. Sur Youtube, une foultitude d'hommages. Pour ma part, ce sera une binouse avec le Club du petit déjeuner.

Publié dans Cinéma

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